les nouvelles mesures gouvernementales pour la sécurité routière



 

Suite à l’augmentation
du nombre de morts sur les routes de France, vous trouverez ci-dessous les
dernières mesures prises par le Comité interministériel de la Sécurité routière
( in site de la sécurité routière 17 mai 2011).




 

 Comité interministériel de la sécurité
routière 11 mai 2011


 

 En ce jour de
lancement de la décennie mondiale d’action pour la sécurité routière (2011- 2020) par l’ONU et l’OMS, décision à laquelle la France a largement contribué le Premier ministre, François FILLON, a présidé le quatrième Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) de la mandature. Sur les 103
mesures décidées par les CISR depuis 2008, 101 ont été mises en oeuvre.

 

Les mesures décidées par le CISR du 11 mai 2011 ont pour objectif de lutter contre l’augmentation de la mortalité routière constatée sur les routes françaises depuis le début de l’année et au relâchement des
comportements qui en est la cause.

 

 Sans attendre la mise en oeuvre de ces mesures, le Premier ministre a demandé au ministre de
l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration de mettre en place des contrôles renforcés sur les routes, et tout particulièrement au cours des week-end prolongés du mois de juin.


 

1- Dissuader les excès de vitesse

 

Conduire est un acte important, qui nécessite que le conducteur y consacre toute son attention. Or, les sources de distraction (téléphone, textos, Internet mobile et autres écrans pendant la conduite...) se
multiplient, tout comme les comportements à risque de conducteurs sous-estimant les risques liés à la fatigue et à la somnolence. L’abaissement de l’attention portée à la conduite, quelle qu’en soit la cause est à l’origine de nombreux drames de la route.

 

Décisions du CISR :


Pour en finir avec le comportement irresponsable de ceux qui s’autorisent à rouler à des vitesses très abusives, les excès de vitesse de plus de 50 km/h seront désormais qualifiés juridiquement, dès la première infraction, de délit.
 

Les avertisseurs de radars, qui sont une incitation à enfreindre les règles en matière de limitation des vitesses, seront interdits.

 

Les panneaux indiquant la présence de radars fixes seront supprimés et les cartes d’implantation des radars ne seront plus rendues publiques. L’information sur le positionnement des radars
fixes incite en effet certains conducteurs à ne respecter la réglementation des vitesses qu’à leur proximité.

 

1 000 nouveaux radars seront déployés d’ici à la fin de l’année 2012, et des radars mobiles de nouvelle génération, permettant de contrôler la vitesse des usagers à partir de véhicules en circulation, ou semi-mobiles (déplaçables pour sécuriser par exemple des zones de chantiers) seront expérimentés dès cette année.

 

Pour aider la grande majorité des conducteurs soucieux de respecter les limitations de vitesse à le faire, toutes les technologies permettant de mieux contrôler sa vitesse seront favorisées : information sur les limitations de vitesse par les GPS, incitation au bridage volontaire des moteurs ou à l’installation d’un limiteur volontaire de vitesse. Ces mesures seront favorisées par la mise en place d’un label « voiture sûre », qui reconnaîtra le niveau d’équipement de sécurité du véhicule ; ce label doit faire l’objet de discussions qui vont être engagées avec les industriels, les
associations et les assureurs.


 

2- Lutter contre l’alcoolémie et les
stupéfiants sur la route

 

La conduite sous l’emprise de l’alcool est la première cause infractionnelle de mortalité au volant : en 2009, 30% des personnes tuées sur la route le sont dans un accident en présence d’un taux d’alcool supérieur au taux légal. Conduire en état d’alcoolémie multiplie par 8 le risque d’être impliqué dans un accident mortel et par 14 s’il y a en plus consommation de cannabis.


Décisions du CISR :

 

La possibilité de procéder à une prise de sang permettant de vérifier le taux d’alcool ou la présence de stupéfiants à la suite d’un dépistage positif effectué par les forces de l’ordre sera
étendue aux infirmiers.

 

L’utilisation d’un éthylotest anti-démarrage sera rendue obligatoire sans délai pour l’ensemble des transports en commun de personnes équipé d’un éthylotest anti-démarrage.

 

Toute alcoolémie en situation de conduite supérieure à 0,8 g/l sera sanctionnée par le retrait de 8 points, contre 6 actuellement.


 

3- Sécuriser l’usage du deux-roues
motorisé

L’accidentalité des conducteurs de véhicules à deux-roues motorisés demeure préoccupante en France. Ils représentaient, en 2010, environ 24% des personnes tuées sur la route pour moins de 2% du trafic.

 

Décisions du CISR :

 

Les plaques d’immatriculation pour les deux-roues motorisés seront de plus grande taille, afin de rendre plus opérants les contrôles.

 

Ceux qui reprennent l’usage d’une moto après 5 années d’interruption devront désormais suivre une formation s’ils n’ont pas conduit de deux-roues motorisés au cours des cinq dernières années.

Les conducteurs de motos et de tricycles devront porter un équipement rétro-réfléchissant.


 

4- Renforcer la vigilance au volant
et combattre tous les facteurs qui réduisent l’attention portée à la conduite


Conduire est un acte important, qui nécessite que le conducteur y consacre toute son attention. Or, les sources de distraction (téléphone, textos, Internet mobile et autres écrans pendant la conduite...) se
multiplient, tout comme les comportements à risque de conducteurs sous-estimant les risques liés à la fatigue et à la somnolence. L’abaissement de l’attention portée à la conduite, quelle qu’en soit la cause est à l’origine de nombreux drames de la route.
 

Décisions du CISR :

 

Téléphoner en conduisant, le téléphone tenu en main, sera sanctionné plus sévèrement, avec une contravention de la 4ème classe (au lieu de la 2ème classe) donnant lieu à un retrait de trois points du permis de conduire (au lieu d’un retrait de deux points).

 

En partenariat avec les professionnels de téléphonie mobile, des solutions techniques seront développées pour permettre de limiter les conversations téléphoniques au volant.

 

Les sanctions pour conduite d’un véhicule avec un appareil à écran en fonctionnement dans le champ de vision du conducteur (autres qu’aide à la conduite et à la navigation type GPS) seront aggravées : retrait de trois points et amende de 1 500 euros (l’amende forfaitaire pour ce type d’infraction est aujourd’hui de 135 euros d’amende et le retrait de deux points). Les contrevenants s’exposeront aussi à la saisie de l’appareil à écran.

 

La circulation sur bande d’arrêt d’urgence et sur voie neutralisée, pourtant interdite, est à l’origine de trop nombreux drames, dont sont victimes tant les usagers de l‘autoroute que les professionnels intervenant sur ce réseau : le non-respect de ces règles sera plus sévèrement
sanctionné (135 euros d’amende, retrait de trois points).

 

Les bandes de rives sonores, destinées à éviter un endormissement du conducteur, seront généralisées sur l’ensemble des autoroutes au rythme des travaux routiers.


 

5- Donner plus de place aux citoyens
dans la politique de sécurité routière

 

Pour maintenir autour de l’enjeu de la sécurité routière la mobilisation citoyenne qui a permis les progrès de ces dernières années, les actions entreprises doivent être portées par les usagers de la route autant que par les pouvoirs publics. Elles ne pourront l’être qu’à la condition d’être concertées, expliquées, évaluées et éventuellement corrigées.

 

Décisions du CISR :

 

Un nouveau Conseil national de la sécurité routière, instance de débat et de réflexion sur les
enjeux de la sécurité routière, sera réuni, dans une configuration nouvelle, à la composition élargie.

 

L’expérimentation menée dans 80 lycées pour sensibiliser leurs élèves à la sécurité routière sera
progressivement étendue à partir de la rentrée 2011.

 

Le comité interministériel de la sécurité routière a également fait un point d’étape des actions engagées depuis le printemps 2010 sur la prévention du risque routier professionnel et a décidé la poursuite de cette action.

 

(Document émanant du site de la sécurité routière, 17 mai 2011).

 

© Le site de la Sécurité Routière

 

 


Portrait d'Essacq Baloutch notre coordinateur

www.forumeco.com PORTRAIT

- L E J O U R N A L D U P A L A I S D E B O U R G O G N E -

32 Ce dimanche d’automne ens o l e i l l é , Essacq est heureux. Il a réuni, autour de son épouse Jacqueline, de ses trois enfants et de ses petits-enfants,

 quelques-uns de ses bons amis de la région dijonnaise. Brochettes afghanes

et salades orientales au menu. Essacq passe de l’un à l’autre, ne se départit jamais de son large sourire. « C’est ça le bonheur, être entouré de ceux qu’on aime. » Du populaire quartier de Kafrouchi à Kaboul, où il a passé son enfance, au jardin fleuri de sa petite maison d’Auxonne, que de chemin parcouru ! D’une vie riche en rebondissements, Essacq Baloutch a retenu que l’amitié était la plus sûre des valeurs ; et la famille le repère de tout homme. Ce jour-là, il dévoile, sous la vitre qui protège

la grande table de sa salle à manger, son arbre généalogique. «Ma famille compte au moins 1.000 personnes, et j’en connais 600. » Dont bon nombre qu’Essacq Baloutch a aidés à quitter l’Afghanistan en guerre et qui sont aujourd’hui installés en Europe,

aux États-Unis, en Australie… En 1980, un an après l’entrée des chars soviétiques dans son pays, Essacq Baloutch se rend à Peshawar, à la frontière pakistanaise, pour aider ses proches à fuir le bain de sang. La libération de son pays a été le grand combat

de sa vie. Sous l’égide de l’association des amis des Afghans et de l’Afghanistan, qu’il a fondée l’année du début de la guerre, Essacq Baloutch parcourt la France pour expliquer, informer, collecter des fonds… Il donne des conférences dans toute le pays, parfois devant des centaines de personnes, il tente de mobiliser les parlementaires

mais, malgré les 880 lettres qu’il

 eur a adressées, peu d’entre eux s’avèrent sensibles au sort de ses compatriotes à l’exception notable de Jean-Marie Daillet, député de la Manche devenu son ami depuis. Louis de Broissia, sénateur de la Côte-d’Or, lui apportera son soutien aussi. On le comprend entre les lignes : Essacq Baloutch est un peu déçu. Surtout que la France et l’Afghanistan sont des pays amis de longue date. Il en sait lui-même quelque chose : c’est grâce à une bourse d’étude accordée par le gouvernement français aux meilleurs bacheliers du lycée français Esteqlal de Kaboul qu’Essacq a pu, un beau jour de 1967,

prendre l’avion pour Paris. Un tournant dans la vie de ce jeune Afghan qui a grandi à Kafrouchi, l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale afghane. Son père, marchand de riz, tient un commerce prospère, mais la vie est dure, dans cette société

où la famille compte plus que tout. Aussi Essacq, troisième d’une fratrie de 13 enfants, mesure-t-il, à 18 ans, la chance qui est la sienne d’aller étudier en Occident.

En quelques années, le jeune étudiant s’intègre dans la société française. À Besançon, il s’inscrit en faculté de sciences physiques, non sans avoir, en même temps, passé

un bac scientifique dans un lycée de la ville. Les joies de la vie d’étudiant, Essacq les connaît peu : la sécheresse sévit en Afghanistan, provoquant une terrible famine. Alors pour aider sa famille, Essacq travaille dans un grand magasin, publie un petit roman d’amour, et fait les vendanges… Et c’est là, entre les rangs de vignes de Savigny-lès-Beaune, qu’il rencontre celle qui deviendra son épouse. Le couple s’installe à Dijon.

Essacq Baloutch, diplômé de chimie, trouve un premier emploi de commercial dans le secteur de l’aluminium. Mais, rapidement, son combat pour l’Afghanistan l’occupe à

plein temps ou presque… Essacq Baloutch se lance ensuite dans sa propre aventure entrepreneuriale : il crée Bibo, sa société de vente de matériels bureautiques d’occasion, à Genlis. Et c’est par l’intermédiaire de cette structure qu’il tente de commercialiser ses « inventions ». Car notre homme, qui a déposé trois brevets, a une âme de géo-trouve-tout. En quelques années, avec l’aide d’amis techniciens, il met au point un système anti-collision qui, installé sur une voiture, permet de déclencher les feux de détresse en cas de choc, puis un ingénieux dispositif de panneaux de signalisation sonores… et enfin un système d’information embarquée à bord des bus… Vingt ans plus tard, les écrans dans les transports publics sont devenus monnaie courante : Essacq Baloutch avait vu juste, il avait été un précurseur qui, malheureusement, n’a pas, pour l’heure, tiré le moindre bénéfice de ses inventions.

Celles-ci vont d’ailleurs « plomber » Bibo au point de provoquer son dépôt de bilan en 1995.

ROUTES SANS FRONTIÈRES

Essacq Baloutch n’est pas du genre à se laisser abattre. Et tandis qu’il continue, inlassablement, de se battre pour l’Afghanistan meurtri et oublié, on le retrouve, quelques années plus tard, aide-documentaliste au collège Sarrazin d’Auxonne

puis au lycée viticole de Beaune ! Jamais à court d’idées, il se lance dans une nouvelle aventure en créant « Routes sans frontières », unique organisation non gouvernementale qui milite pour la sécurité routièreen Afghanistan. N’est-ce pas là le

cadet des soucis d’un pays en guerre ? «
On ne dispose d’aucune statistiquesur le bilan de la sécurité routière dans le pays, souligne Essacq, mais dans l’Iran voisin, chaque année, 27.000 personnes trouvent la mort sur les routes ! Et toutes les vies méritent qu’on se batte pour elles. » Trois personnes assurent le relais sur le

terrain, dans un pays où la plupart des routes ne sont pas goudronnées, où les véhicules sont d’un autre temps et où le gouvernement consacre zéro euro à la sécurité routière. Il faudrait des heures pour découvrir toutes les facettes de la personnalité

de cet Afghan devenu Français, scientifique de formation, passé par tant de métiers, oenologue pardessus le marché, inventeur, militant actif dans le monde associatif

 -les amis de l’Afghanistan, Routes sans frontières mais aussi son club d’amis, celui des « ambassadeurs » –, qui prône et pratique par-dessus tout l’amitié et l’hospitalité. Dans son émouvante autobiographie, parue aux éditions du Bien public en 1992, il raconte l’admiration qu’il vouait, étant enfant, à son grand-oncle Issa, que l’on surnommait « le sage » dans son quartier de Kafrouchi. «
Dieu te donnera le visage rose à jamais, il te

couvrira de gloire et d’argent », lui avait promis son aïeul respecté. Si Essacq est riche aujourd’hui, c’est d’abord de son humanité. En tout cas, Issa serait fier de lui.

Patrice Bouillot

Essacq Baloutch. Après avoir grandi dans un quartier pauvre de Kaboul, il est venu étudier en France, où il a travaillé, créé sa société,

fondé des associations, tissé un impressionnant réseau d’amis et d’où il ne cesse de se battre pour la liberté dans son pays natal.

L’ami afghan

1948

Naissance, le 11 septembre,

à Kaboul.

1967

Débarque en France, où une bourse

lui permet d’entamer ses études

à l’université de Besançon.

1972

Pose ses valises à Dijon.

1979

Crée l’association des amis

des Afghans et de l’Afghanistan.

1986

Crée sa société de matériel

bureautique (Bibo), à Genlis.

Invente un système d’information

embarquée à bord des bus,

un système anti-collision pour

les voitures et les panneaux

de signalisation sonores.

2001

Fonde l’association « Routes sans

frontières ».

Ses trois brevets ne l’ont

pas rendu riche, malgré

ce que lui avait prédit

son grand-oncle Issa. Mais

l’essentiel est ailleurs,

dans la richesse du coeur.

DU 11 AU 17 OCTOBRE 2010 - N° 4206

Essacq Baloutch est un touche-à-tout extraordinaire, un inventeur, amateur de bons vins, militant associatif, amoureux de son Afghanistan natal et de sa France d’adoption.

Un homme profondément humain qui place la famille et l’amitié au-dessus de tout.

JDP


Site officiel de l'Association Route Sans Frontière R.S.F


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Madame, Monsieur, chers ami(e)s,



La sécurité routière et l'environnement nous concerne tous, parents, enfants et générations à venir c'est pourquoi l'Association "Route Sans Frontière" oeuvre pour apporter des solutions concrètes en France mais aussi dans d'autres pays, notamment les pays en voie de développement.

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Il n'existe aucune école de civisme, la conduite irresponsable entraîne non seulement une menace pour l'environnement mais aussi trop d'accidents de la circulation, trop de blessés et de morts chez les piétons, les cyclistes et les automobilistes.


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